Les signes de Romberg correspondent à un examen clinique utilisé en neurologie et en ORL pour évaluer l’équilibre et la sensibilité proprioceptive. Ce test simple permet d’identifier certains troubles neurologiques, vestibulaires ou sensitifs responsables d’une instabilité ou d’une perte d’équilibre.
Le signe de Romberg est fréquemment utilisé lors d’un bilan neurologique chez les patients présentant des vertiges, des troubles de la marche ou des difficultés à maintenir une position stable. Grâce à cet examen, le médecin peut orienter le diagnostic vers différentes pathologies touchant le système nerveux ou l’oreille interne.
Qu’est-ce que le signe de Romberg ?

Le signe de Romberg est un test neurologique permettant d’explorer l’équilibre et la sensibilité profonde appelée proprioception. La proprioception correspond à la capacité du corps à percevoir la position des membres dans l’espace.
Ce test porte le nom du neurologue allemand Moritz Heinrich Romberg qui a décrit ce signe au XIXe siècle.
Le principe est simple : lorsque la vision est supprimée en fermant les yeux, le patient doit être capable de maintenir son équilibre grâce aux informations provenant :
- des muscles et articulations
- du système vestibulaire de l’oreille interne
- du système nerveux central
Si l’un de ces systèmes est atteint, des troubles de l’équilibre peuvent apparaître.
Comment se déroule le test de Romberg ?

Le test de Romberg est rapide, indolore et ne nécessite aucun matériel particulier.
Le patient doit :
- se tenir debout
- garder les pieds joints
- rester immobile
- tendre parfois les bras selon le protocole
- regarder droit devant lui
Le professionnel de santé observe d’abord l’équilibre du patient les yeux ouverts puis les yeux fermés.
Lorsque les yeux se ferment, certaines personnes commencent à osciller, perdre leur stabilité ou tomber. Ces réactions permettent d’orienter le diagnostic.
Qu’est-ce qu’un signe de Romberg positif ?
On parle de signe de Romberg positif lorsque le patient perd son équilibre ou présente une instabilité importante après la fermeture des yeux.
Ce résultat suggère généralement :
- un trouble de la proprioception
- une atteinte vestibulaire
- certaines maladies neurologiques
Le signe de Romberg positif ne constitue pas un diagnostic à lui seul mais il oriente le médecin vers des examens complémentaires.
Qu’est-ce qu’un signe de Romberg négatif ?
Un signe de Romberg négatif signifie que le patient conserve une bonne stabilité même après avoir fermé les yeux. Cela indique généralement un fonctionnement normal des systèmes impliqués dans l’équilibre.
Les différents types de signes de Romberg

Le test de Romberg peut révéler différents types d’atteintes selon la manière dont le patient perd l’équilibre.
Le signe de Romberg proprioceptif
Le signe de Romberg proprioceptif apparaît lors d’une atteinte de la sensibilité profonde. Le patient présente des oscillations multidirectionnelles après la fermeture des yeux.
Cette atteinte peut être liée à :
- une neuropathie périphérique
- une atteinte de la moelle épinière
- une sclérose en plaques
- certaines carences neurologiques
Le cerveau ne reçoit plus correctement les informations concernant la position des membres dans l’espace.
Le signe de Romberg vestibulaire
Le signe de Romberg vestibulaire, aussi appelé Romberg labyrinthique, est lié à un trouble de l’oreille interne ou du système vestibulaire.
Dans ce cas, le patient a tendance à tomber lentement du même côté après la fermeture des yeux. Ce type de Romberg est souvent associé à :
- des vertiges
- des troubles de l’audition
- des nausées
- une sensation de rotation
Certaines maladies de l’oreille interne peuvent être responsables de ce trouble.
Le Romberg cérébelleux
Dans le syndrome cérébelleux, le patient présente déjà une instabilité importante les yeux ouverts. La fermeture des yeux n’aggrave pas réellement la situation.
Ce type de trouble peut apparaître dans :
- certaines atteintes du cervelet
- un AVC
- une sclérose en plaques
- des maladies neurologiques dégénératives
Pourquoi réaliser un test de Romberg ?
Le test de Romberg est utilisé pour rechercher l’origine de troubles de l’équilibre ou de la coordination.
Le médecin peut demander cet examen en présence :
- de vertiges
- d’étourdissements
- de chutes répétées
- d’une instabilité à la marche
- d’une suspicion de maladie neurologique
- de troubles vestibulaires
Le test aide à orienter le bilan neurologique ou ORL.
Quelles maladies peuvent provoquer un signe de Romberg positif ?
Plusieurs pathologies peuvent entraîner un signe de Romberg positif.
Les troubles vestibulaires
Les maladies touchant l’oreille interne représentent une cause fréquente :
- maladie de Ménière
- labyrinthite
- névrite vestibulaire
- vertige positionnel paroxystique bénin
Ces pathologies perturbent le système responsable de l’équilibre.
Les maladies neurologiques
Certaines maladies neurologiques peuvent également être en cause :
- sclérose en plaques
- neuropathie périphérique
- AVC
- atteinte médullaire
- syndrome cérébelleux
Les carences et troubles métaboliques
Certaines carences neurologiques peuvent altérer la proprioception :
- carence en vitamine B12
- diabète
- alcoolisme chronique
Quels examens après un signe de Romberg positif ?
Après un test de Romberg positif, le médecin peut demander des examens complémentaires afin d’identifier précisément la cause du trouble.
Les examens possibles incluent :
- un bilan neurologique complet
- des tests vestibulaires
- une IRM cérébrale
- une échographie
- des examens sanguins
- des tests auditifs
Le choix dépend des symptômes associés et du contexte clinique.
Le test de Romberg est-il fiable ?
Le signe de Romberg reste un outil clinique très utile pour orienter le diagnostic des troubles de l’équilibre.
Cependant, il ne permet pas à lui seul de poser un diagnostic précis. Le test doit être interprété avec l’examen clinique global et les éventuels examens complémentaires.
Conclusion
Les signes de Romberg constituent un examen neurologique simple mais essentiel dans l’évaluation des troubles de l’équilibre. Grâce à ce test, les médecins peuvent rechercher une atteinte vestibulaire, neurologique ou proprioceptive responsable d’une instabilité.
En cas de signe de Romberg positif, des examens complémentaires sont souvent nécessaires afin d’identifier précisément la cause et proposer une prise en charge adaptée.
Méta description :
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