L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) touche de nombreuses personnes, souvent sans qu’elles le sachent. Cette maladie rétrécit les artères des jambes et réduit la circulation sanguine. Pour évaluer sa gravité, les médecins utilisent la classification de Leriche et Fontaine.
Grâce à cette classification, ils peuvent identifier les symptômes et adapter le traitement à chaque stade. Elle distingue clairement l’évolution de la maladie, depuis les premiers signes jusqu’à l’ischémie critique. Ainsi, une détection précoce améliore la prise en charge et limite les complications.
Différents stades
- Stade I: Asymptomatique
Ce stade correspond sur le plan clinique à la disparition d’un pouls et à la diminution de l’IPS. Le patient n’a aucune plainte.
- Stade II: Claudication intermittente
IIa ou II faible : distance de claudication est supérieure à 200 m.
IIb ou II fort : distance de claudication est inférieure à 200 m.
La distance de claudication est au mieux évaluée par une épreuve sur un tapis roulant dont la pente et la vitesses sont standardisées (pente constante, vitesse 3,2 km/h).
- Stade III: Douleurs de décubitus
- Stade IV: Troubles trophiques
Le terme d’ischémie critique, introduit par les ango-saxons (« critical limb ischaemia ») est également très utilisé en pratique courante et associe à la symptomatologie clinique une mesure de pression de perfusion. On parle ainsi d’ischémie critique lorsque le patient est au stade III ou IV clinique avec une pression de perfusion inférieure à 50 mmHg à la cheville.
Conclusion
En résumé, la classification de Leriche et Fontaine reste un outil essentiel pour diagnostiquer et suivre l’évolution de l’AOMI. Elle aide les professionnels de santé à repérer rapidement le stade de la maladie et à adapter le traitement. Grâce à cette approche claire, les patients bénéficient d’une meilleure prise en charge et d’une prévention plus efficace. Ainsi, connaître les différents stades de cette classification favorise une détection précoce et limite les risques de complications graves.
